Et si j’allais au théâtre?

Je vais régulièrement au théâtre avec une amie, simplement parce que apprécions toutes les deux le théâtre, et également parce que c’est l’occasion de se faire une petite sortie juste à nous deux, de partager notre ressenti de parler de sujets qui ne seraient sans doute pas venus sur le tapis si nous n’avions pas vu telle ou telle pièce. En-dehors de ça, c’est notre moment papote autour d’un verre après la pièce.

En regardant la programmation du festival « Théâtres nomades« , je suis tombée sur le titre d’une pièce qui a retenu mon attention, à savoir : « Du fil à l’aiguille » par la Cie Don’t paniek. Je pense donc que je retournerai au théâtre des Riches claires en décembre prochain. C’est un petit théâtre sympa.

La thématique m’intéresse évidemment, le recyclage textile, faire quelque chose de neuf avec de l’existant. C’est ce qui était très gai aussi dans ma récente expérience des balades contées. Créer avec peu de moyens.

Sinon, c’est ce vendredi au Parc de Bruxelles.

L’Italie de mon cœur…

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En rentrant de vacances cette année, nous nous sommes arrêtés 3 jours en Toscane, dans la province d’Arezzo, plus précisément dans la vallée du Casentino. Peu importe où l’on va en Toscane, tout est beau, on mange bien, il y en a pour tous les goûts (sport, nature, culturel, mode, …).

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Après avoir passé 10 jours sur la côte calabraise pour le plus grand plaisir des enfants, on s’est offert une petite parenthèse à Poppi. Beau petit village dont le château a été épargné malgré la Bataille de Campaldino de 1289 opposant les Guelfes et les Gibelins florentins. La région est connue pour sa laine « Panno Casentino ». Non loin de Poppi, se trouve le village de Stia où est produite la laine typique. De nombreux manteaux et accessoires sont confectionnés là.

Après avoir visité la filature Arpin à Seez en France l’an dernier, nous avons visité le «Museo Dell’arte de la lana» à Stia. OK, j’ai un peu imposé mon choix personnel 😜, mais j’ai quand même fait 10 jours de crêpe à la plage, alors qu’à la base, ce n’est pas trop mon truc…

Ces métiers qui touchent à la création textile et à l’univers de la couture et de la mode m’intéressent toujours autant. La visite est intéressante et le cadre est beau, cela dit, nous n’avons pas eu droit à une visite guidée telle que chez Arpin que je recommande chaudement. C’était gai de faire le parallèle entre les deux. Ici, c’est vraiment un musée que nous avons vu, tandis que la filature Arpin, produit encore actuellement.

Quant à la confection, il y a « TessilNova » dont un magasin se trouve juste à côté du musée, et il y a Tac’s qui se trouve ailleurs à Stia. J’ai également été y faire un tour. Les confections sont magnifiques, et j’ai acheté 3 mètres de « Fustagno » qui est en coton au toucher « peau de pêche » pour lequel j’ai déjà un projet en tête. Le « Panno Casentino » qui est le plus connu, est une laine à effet bouloché, et personnellement, j’aime moins cet effet. Si je devais y retourner, je demanderais chez Tac’s pour voir la production actuelle. C’est apparemment possible sur rendez-vous.

Rendez-vous dans quelques mois pour voir le résultat de mon projet.

Les Tailleurs de Rêves

Il y a des projets qui vous motivent. J’ai inscrit mes enfants à un stage de contes dans le cadre des balades contées d’Enghien. Dans un esprit d’entraide, il a été proposé aux parents de participer à la mise en place de cet évènement, que ce soit au niveau de la préparation, du bar, des costumes, des décors, etc.

J’ai sauté à pieds joints dans cette nouvelle aventure, en proposant mon aide pour la couture et la customisation de ceux-ci, sans trop savoir dans quoi je me lançais. Nous avions un premier rendez-vous fin juin au Centre Culturel afin de prendre connaissance du scénario et des différents personnages des scènes. Il nous fallait déterminer ensemble les costumes à réaliser, à éventuellement customiser ceux qui étaient déjà existants dans les combles du centre culturel. C’était une première chouette rencontre, un moment de partage et d’idées. Tout cela dans la créativité.

J’aime beaucoup la créativité, le théâtre, c’était une occasion à saisir sans trop réfléchir, et également de participer à un évènement local de l’intérieur, de rencontrer des personnes ayant les mêmes intérêts.

Les rencontres coutures se sont succédées en fonction des disponibilités de chacun, les essayages également. Coudre, retoucher, customiser, décorer,… Tout ça avec des vêtements, des tentures de récupération. Tout se recycle.

Les balades dans la « Forêt des secrets » étaient superbes! C’est juste magique, encore plus de nuit que de jour. Ces enfants et ados jouent magnifiquement bien, certains sont vraiment à fond dans leur rôle, quelques touches d’humour bien placées.

Une belle aventure à réitérer.

❤️♠️♦️♣️ La Reine de cœur… version théâtre –  » L’envers des contes »

Cette année, ma fille a fait du théâtre. Il s’agissait d’une création issue de l’imaginaire des enfants. Ils ont revisité des contes et elle avait pour rôle la Reine de cœur. Elle m’a donc mise à contribution pour son déguisement. Après avoir chiné quelques idées à gauche et à droite, nous avons opté pour une jupe en tulle, et un corsage en… cartes à jouer. Par contre, il ne me fallait que des « rouges ». J’ai donc fait un appel sur Facebook, et je ne peux que remercier toutes celles et ceux qui m’ont donné leurs jeux de cartes.

Je peux vous dire, que ça fait vraiment bizarre de passer des cartes à la machine à coudre J Je lui ai également fait un col. Ce corset assez rigide donnait très bien, et correspondait au personnage sévère qu’elle interprétait à merveille.

Dans la foulée, je vais prêter main forte pour les costumes et accessoires à réaliser pour les balades contées de cet été. J’aime bien ce genre de défis !

La Filature Arpin

Même en vacances, je pense à la couture. Vous pensez que je suis accro ? Ceux qui me connaissent savent que j’aime les belles matières, que j’aime privilégier les artisans ou les productions locales. Lors de mes vacances dans les Alpes, j’y ai fait une belle découverte. Je connaissais de nom la filature Arpin, pour aller chaque année dans la région. L’été dernier, j’ai suggéré à ma petite famille, assez égoïstement je l’avoue, de visiter la filature Arpin qui est à Séez, à la sortie de Bourg-Saint-Maurice. Ce fut une belle découverte ! Nous étions les seuls, et avons donc eu droit à une visite guidée juste pour nous.

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La Filature Arpin est une Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV), ce qui veut dire que le Ministère de la Culture a considéré l’intérêt patrimonial de certaines machines et a décidé de classer certaines d’entre elles au titre des « Objets Monuments Historiques ». Elles restent la propriété de la Filature et une dérogation autorise leur utilisation quotidienne. Ce qui permet de garder des témoins de l’évolution  de l’industrie textile, en garantissant le caractère exceptionnel de l’entreprise. Ce type de « classement » n’existe malheureusement pas en Belgique qui était à une époque bien active dans l’industrie textile. Bon nombre d’entreprises se sont vues dans l’impossibilité d’investir et de suivre l’évolution rapide de l’industrie textile. Il est bien dommage de ne pas voir de tels patrimoines par chez nous. Mais je vais me renseigner sur le sujet.

L’atelier s’est installé à Séez en 1817, au bord du torrent qui était un endroit stratégique, non seulement pour laver la laine, mais également pour la teindre et produire de l’énergie pour les machines.

Je vais vous épargner la description de la visite et le détail des étapes, mais je vous conseille vivement la visite si vous êtes dans le coin ! C’est assez surprenant de voir que ce savoir-faire fait encore partie du quotidien à notre époque. Lorsque j’ai vu tout le processus de fabrication, j’ai mieux compris pourquoi les produits finis Arpin sont  si  couteux. La maison Arpin a le mérite de garder une production locale, et même si la teinture n’est plus faite sur place mais sous-traitée, elle reste locale (Albertville si j’ai bon souvenir ?!). Ce sont plus de 20 étapes manuelles qu’il faut pour obtenir le « Drap de Bonneval », de la laine brute au lavage/séchage, en passant par le filage, le bobinage, le tissage et j’en passe.

J’ai eu l’occasion d’observer les différentes machines qui interviennent dans le processus de fabrication du Drap de Bonneval. Entre autres; le batteur, le loup, la cardeuse (vient des fleurs de chardons utilisés autrefois), le continu à filer, le bobinoir, le métier jacquard, le foulon dont j’ignorais l’existence. Le « Loup » est utilisé pour démêler les paquets de laine et rend la matière plus homogène. Celle machine a été achetée d’occasion en Belgique. Petit clin d’œil au passé textile du plat pays.

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Et bien, j’espère vous avoir donné envie de faire un petit détour par la filature si vous êtes de passage dans le coin.