La robe Centaurée – Deer & Doe

J’avais craqué sur le patron de la robe Centaurée il y a un petit temps déjà, mais il y a tellement de projets qui sont en attente que je devais d’abord finaliser d’autres choses. J’aime beaucoup l’idée des découpes géométriques sur le buste qui permettent d’associer différents tissus, d’ajouter des motifs sur une dominante unie.

Le fait que ce patron propose deux versions est appréciable, ça permet de refaire le même patron en ayant un résultat différent et pour d’autres occasions sans avoir l’impression de coudre le même projet, et en plus de rentabiliser le patron.

J’ai un bœntje  (ou coup de cœur, c’est selon 😆) pour la version « longue », qui plus est… asymétrique. Ça lui donne un look sympa. Ceci dit, ça ne m’empêchera pas de faire la version courte plus tard !

Le patron ne présente pas de difficultés majeures, excepté la fermeture à glissière invisible pour laquelle je stresse toujours. Personnellement, j’ai dû m’y reprendre à deux fois pour aligner les pointes des triangles sur le buste, mis à part cela, ce fut un bonheur à coudre et un projet assez rapide.

Quant au choix des tissus, je voulais que la partie jupe soit assez fluide, j’ai donc opté pour une crêpe de viscose mustard et un batiste de coton « Twist mustard », tous les deux de chez Atelier brunette, histoire d’avoir le petit rappel de couleur « mustard » de l’uni dans le motif du buste.

Pour le biais des bretelles, j’ai décidé de le faire moi-même dans le biais du tissu à motif pour rester dans le thème. Tous ces petits détails sont tellement plus agréables pour l’œil. Et plutôt que de coudre les bretelles comme prévues initialement sur le patron, j’ai voulu en faire des bretelles croisées, car je trouve que c’est tellement plus joli dans le dos.

Et maintenant, je passe au projet suivant…

L’Atelier du Méjanet

Je vous ai vaguement parlé de l’Atelier de Méjanet dans mon post du pantalon Sorell. J’y reviens à présent avec plus de détails.

Je vais de temps en temps dans la région des Cévennes, région dans laquelle nous partions en vacances avec mes parents quand j’étais gamine. Ils devaient adorer la région car ils y ont acheté une maison. J’ai donc un pied-à-terre pour passer des vacances, vivre au ralenti sous le soleil du sud. Là-bas, le temps semble s’être arrêté, c’est un peu comme un retour à l’essentiel… Le vendredi, c’est le marché de Ganges, où j’y ai découvert quelques artisans dont Annelies de l’Atelier du Méjanet. C’est une belge de Gand, qui s’est formée en céramique en Bourgogne. Elle crée de ses mains de la vaisselle aux lignes épurées. J’ai eu un coup de cœur pour son talent.

Mais quelle ne fut pas ma surprise quand je l’ai revue au Marché de Noël de Gand pendant les fêtes. J’ai craqué pour une jolie paire de boucles d’oreilles, et des petits  boutons. Quelle bonne idée pour ne pas gaspiller les restes de terre. Pour les amateurs et artistes en herbe, elle organise des ateliers dans cette belle région.

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Et puis, pour les passionné.e.s de couture comme moi, sa gamme de boutons est  juste magnifique. Juste ce qu’il faut pour finir un vêtement, ces petits détails qui comptent…

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Mon Teddy HB – LAP

Le patron Teddy HB de Louis Antoinette est vraiment canon! J’adore ce col, qui fait l’originalité du modèle et qui invite à jouer les contrastes en utilisant différents tissus.

Je ne m’y suis mise qu’en avril, j’avais pourtant ce patron en stock depuis juin 2017!!! Ah, ces projets qui s’accumulent et le temps qui manque! J’ai décalqué le patron pendant notre semaine aux sports d’hiver, à défaut de prendre ma machine à coudre dans les bagages. Non, je ne suis pas du tout addict 😅!

Pour le choix des tissus, j’ai décidé d’utiliser du tissu que j’avais en stock. J’avais envie de  coudre ce petit blouson mi-saison avec l’arrivée des beaux jours mais encore frais en matinée. J’ai utilisé ce denim bleu assez souple, dont il me restait tout juste assez pour ce modèle, en contrastant avec le col et la doublure dans le coton graphique que j’utilise souvent. Ils viennent tous les deux de chez « Les tissus du chien vert » à Bruxelles.

Les explications du livret n’étaient pas assez complètes à mon goût. Ne trouvant pas de tuto sur le site ou blog de LAP (Louis Antoinette Paris), j’ai fini par trouver (Merci google!) un tuto très bien fait sur le blog de mithe. Merci merci!!!

Les points d’attentions sont selon moi, l’assemblage des manches tissu et doublure, pour lesquelles il faut bien faire attention de ne pas les vriller. J’ai dû recommencer la glissière des poignets élastiques car je n’avais pas plié au bon endroit. Avec le recul, je n’avais pas bien prêté attention à l’endroit de la pliure. Et puis, il y a toujours le stress de la pose de la fermeture éclair. Mais je m’en suis sortie sans trop d’embûches. En couture, il ne faut pas avoir peur de défaire et recommencer. Le maître mot est PATIENCE.

J’ai décidé d’ajouter une lichette entre la doublure du dos et la parmenture pour pouvoir l’accrocher, au quotidien c’est plus pratique.

J’essaierai une version mi-saison automne plus tard.

La Filature Arpin

Même en vacances, je pense à la couture. Vous pensez que je suis accro ? Ceux qui me connaissent savent que j’aime les belles matières, que j’aime privilégier les artisans ou les productions locales. Lors de mes vacances dans les Alpes, j’y ai fait une belle découverte. Je connaissais de nom la filature Arpin, pour aller chaque année dans la région. L’été dernier, j’ai suggéré à ma petite famille, assez égoïstement je l’avoue, de visiter la filature Arpin qui est à Séez, à la sortie de Bourg-Saint-Maurice. Ce fut une belle découverte ! Nous étions les seuls, et avons donc eu droit à une visite guidée juste pour nous.

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La Filature Arpin est une Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV), ce qui veut dire que le Ministère de la Culture a considéré l’intérêt patrimonial de certaines machines et a décidé de classer certaines d’entre elles au titre des « Objets Monuments Historiques ». Elles restent la propriété de la Filature et une dérogation autorise leur utilisation quotidienne. Ce qui permet de garder des témoins de l’évolution  de l’industrie textile, en garantissant le caractère exceptionnel de l’entreprise. Ce type de « classement » n’existe malheureusement pas en Belgique qui était à une époque bien active dans l’industrie textile. Bon nombre d’entreprises se sont vues dans l’impossibilité d’investir et de suivre l’évolution rapide de l’industrie textile. Il est bien dommage de ne pas voir de tels patrimoines par chez nous. Mais je vais me renseigner sur le sujet.

L’atelier s’est installé à Séez en 1817, au bord du torrent qui était un endroit stratégique, non seulement pour laver la laine, mais également pour la teindre et produire de l’énergie pour les machines.

Je vais vous épargner la description de la visite et le détail des étapes, mais je vous conseille vivement la visite si vous êtes dans le coin ! C’est assez surprenant de voir que ce savoir-faire fait encore partie du quotidien à notre époque. Lorsque j’ai vu tout le processus de fabrication, j’ai mieux compris pourquoi les produits finis Arpin sont  si  couteux. La maison Arpin a le mérite de garder une production locale, et même si la teinture n’est plus faite sur place mais sous-traitée, elle reste locale (Albertville si j’ai bon souvenir ?!). Ce sont plus de 20 étapes manuelles qu’il faut pour obtenir le « Drap de Bonneval », de la laine brute au lavage/séchage, en passant par le filage, le bobinage, le tissage et j’en passe.

J’ai eu l’occasion d’observer les différentes machines qui interviennent dans le processus de fabrication du Drap de Bonneval. Entre autres; le batteur, le loup, la cardeuse (vient des fleurs de chardons utilisés autrefois), le continu à filer, le bobinoir, le métier jacquard, le foulon dont j’ignorais l’existence. Le « Loup » est utilisé pour démêler les paquets de laine et rend la matière plus homogène. Celle machine a été achetée d’occasion en Belgique. Petit clin d’œil au passé textile du plat pays.

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Et bien, j’espère vous avoir donné envie de faire un petit détour par la filature si vous êtes de passage dans le coin.

Escapade à Namur

Mercredi dernier, c’était le marché du tissu à Namur. C’est le rendez-vous des couturières pour chiner des tissus, de la mercerie, des bouquins, des patrons… tout ça au même endroit.

Vous n’imaginez même pas toutes les idées couture qui fusent dans ma tête à la vue des tous ces tissus, en fonction des motifs, des matières… mais le temps passe trop vite !

Le mercredi, c’est mon jour de « congé ». Je me permets d’utiliser les guillemets car habituellement, je fais des courses d’intendance la matinée, et l’après-midi je mets ma casquette de maman-taxi pour enchaîner les courses-presque-poursuites entre les différentes activités des enfants. Cette semaine, les vacances de Pâques ont commencé en Belgique, et les enfants sont donc en stage toute la journée. Ce qui fait que j’avais un vrai mercredi de congé rien que pour moi ! On n’est pas loin du bonheur !!!

Bon, et bien, ce n’est pas tout de faire des emplettes au marché du tissu. Avant de pouvoir s’y mettre, il y a la préparation des tissus : trempage dans l’eau vinaigrée pour les tissus colorés « à risque », laver, sécher, repasser… Et bien ces étapes ne sont pas encore finies, mais ça me laisse le temps de cogiter aux associations des couleurs et des matières.