Un Mix sur base de la robe Formidable de LAP

Back in 2017… Pour le mariage d’une cousine, j’ai voulu faire ma tenue moi-même. Toujours inspirée par ce tissu graphique coloré qui me fait penser à du tissu pagne africain, je voulais me faire une combinaison pour l’occasion. Je suis partie du bustier de la robe Formidable LAP. J’ai improvisé le dessous dans une crêpe kaki pour sa fluidité. L’essai est concluant même s’il n’est pas parfait.

L’aspect le plus technique est certainement le bustier thermocollé et la pose des baleines.

Vous en pensez quoi ?

Mon Sirius RED

C’est ma première version du patron I AM Sirius, qui n’est certes pas compliqué en soi. C’est peut-être sur la partie plissée qu’il fallait le plus s’appliquer. Je voulais absolument tester la partie plissée avec mon tissu graphique que j’utilise à toutes les sauces. Il faut bien insister sur les plis à chaque fois, vu qu’il s’agit d’un coton, le tombé n’est peut-être pas aussi fluide que si j’avais choisi un organza. Mais le rendu donne assez bien avec le sweat rouge chiné sur le marché du tissu à Namur.

Il a un look sportif chic, à porter sur un jeans en toute occasion !

J’envisage une deuxième version avec le dos en dentelle ou une autre matière pour jouer avec la transparence. A méditer. A présent, je laisse le Sweat un peu de côté. Vu la météo des dernières semaines, place à une tendance plus estivale.

❤️♠️♦️♣️ La Reine de cœur… version théâtre –  » L’envers des contes »

Cette année, ma fille a fait du théâtre. Il s’agissait d’une création issue de l’imaginaire des enfants. Ils ont revisité des contes et elle avait pour rôle la Reine de cœur. Elle m’a donc mise à contribution pour son déguisement. Après avoir chiné quelques idées à gauche et à droite, nous avons opté pour une jupe en tulle, et un corsage en… cartes à jouer. Par contre, il ne me fallait que des « rouges ». J’ai donc fait un appel sur Facebook, et je ne peux que remercier toutes celles et ceux qui m’ont donné leurs jeux de cartes.

Je peux vous dire, que ça fait vraiment bizarre de passer des cartes à la machine à coudre J Je lui ai également fait un col. Ce corset assez rigide donnait très bien, et correspondait au personnage sévère qu’elle interprétait à merveille.

Dans la foulée, je vais prêter main forte pour les costumes et accessoires à réaliser pour les balades contées de cet été. J’aime bien ce genre de défis !

Mon Teddy HB – LAP

Le patron Teddy HB de Louis Antoinette est vraiment canon! J’adore ce col, qui fait l’originalité du modèle et qui invite à jouer les contrastes en utilisant différents tissus.

Je ne m’y suis mise qu’en avril, j’avais pourtant ce patron en stock depuis juin 2017!!! Ah, ces projets qui s’accumulent et le temps qui manque! J’ai décalqué le patron pendant notre semaine aux sports d’hiver, à défaut de prendre ma machine à coudre dans les bagages. Non, je ne suis pas du tout addict 😅!

Pour le choix des tissus, j’ai décidé d’utiliser du tissu que j’avais en stock. J’avais envie de  coudre ce petit blouson mi-saison avec l’arrivée des beaux jours mais encore frais en matinée. J’ai utilisé ce denim bleu assez souple, dont il me restait tout juste assez pour ce modèle, en contrastant avec le col et la doublure dans le coton graphique que j’utilise souvent. Ils viennent tous les deux de chez « Les tissus du chien vert » à Bruxelles.

Les explications du livret n’étaient pas assez complètes à mon goût. Ne trouvant pas de tuto sur le site ou blog de LAP (Louis Antoinette Paris), j’ai fini par trouver (Merci google!) un tuto très bien fait sur le blog de mithe. Merci merci!!!

Les points d’attentions sont selon moi, l’assemblage des manches tissu et doublure, pour lesquelles il faut bien faire attention de ne pas les vriller. J’ai dû recommencer la glissière des poignets élastiques car je n’avais pas plié au bon endroit. Avec le recul, je n’avais pas bien prêté attention à l’endroit de la pliure. Et puis, il y a toujours le stress de la pose de la fermeture éclair. Mais je m’en suis sortie sans trop d’embûches. En couture, il ne faut pas avoir peur de défaire et recommencer. Le maître mot est PATIENCE.

J’ai décidé d’ajouter une lichette entre la doublure du dos et la parmenture pour pouvoir l’accrocher, au quotidien c’est plus pratique.

J’essaierai une version mi-saison automne plus tard.

La Filature Arpin

Même en vacances, je pense à la couture. Vous pensez que je suis accro ? Ceux qui me connaissent savent que j’aime les belles matières, que j’aime privilégier les artisans ou les productions locales. Lors de mes vacances dans les Alpes, j’y ai fait une belle découverte. Je connaissais de nom la filature Arpin, pour aller chaque année dans la région. L’été dernier, j’ai suggéré à ma petite famille, assez égoïstement je l’avoue, de visiter la filature Arpin qui est à Séez, à la sortie de Bourg-Saint-Maurice. Ce fut une belle découverte ! Nous étions les seuls, et avons donc eu droit à une visite guidée juste pour nous.

img_1493

La Filature Arpin est une Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV), ce qui veut dire que le Ministère de la Culture a considéré l’intérêt patrimonial de certaines machines et a décidé de classer certaines d’entre elles au titre des « Objets Monuments Historiques ». Elles restent la propriété de la Filature et une dérogation autorise leur utilisation quotidienne. Ce qui permet de garder des témoins de l’évolution  de l’industrie textile, en garantissant le caractère exceptionnel de l’entreprise. Ce type de « classement » n’existe malheureusement pas en Belgique qui était à une époque bien active dans l’industrie textile. Bon nombre d’entreprises se sont vues dans l’impossibilité d’investir et de suivre l’évolution rapide de l’industrie textile. Il est bien dommage de ne pas voir de tels patrimoines par chez nous. Mais je vais me renseigner sur le sujet.

L’atelier s’est installé à Séez en 1817, au bord du torrent qui était un endroit stratégique, non seulement pour laver la laine, mais également pour la teindre et produire de l’énergie pour les machines.

Je vais vous épargner la description de la visite et le détail des étapes, mais je vous conseille vivement la visite si vous êtes dans le coin ! C’est assez surprenant de voir que ce savoir-faire fait encore partie du quotidien à notre époque. Lorsque j’ai vu tout le processus de fabrication, j’ai mieux compris pourquoi les produits finis Arpin sont  si  couteux. La maison Arpin a le mérite de garder une production locale, et même si la teinture n’est plus faite sur place mais sous-traitée, elle reste locale (Albertville si j’ai bon souvenir ?!). Ce sont plus de 20 étapes manuelles qu’il faut pour obtenir le « Drap de Bonneval », de la laine brute au lavage/séchage, en passant par le filage, le bobinage, le tissage et j’en passe.

J’ai eu l’occasion d’observer les différentes machines qui interviennent dans le processus de fabrication du Drap de Bonneval. Entre autres; le batteur, le loup, la cardeuse (vient des fleurs de chardons utilisés autrefois), le continu à filer, le bobinoir, le métier jacquard, le foulon dont j’ignorais l’existence. Le « Loup » est utilisé pour démêler les paquets de laine et rend la matière plus homogène. Celle machine a été achetée d’occasion en Belgique. Petit clin d’œil au passé textile du plat pays.

img_3035

Et bien, j’espère vous avoir donné envie de faire un petit détour par la filature si vous êtes de passage dans le coin.